Les Mariachis du Mexique sont des musiciens itinérants, accompagnés de danseuses et de chanteurs folkloriques.

Ambiance hispanique pour une musique originaire de l’état de Jalisco au Mexique…

Le terme “Mariachis” désigne à la fois un type de formation musicale, le style de musique et les musiciens eux-mêmes. Un groupe est généralement constitué de deux violons, deux trompettes, d’une guitare, d’un vihuela et d’un guitarron (deux instruments proches de la guitare).

Autrefois, la musique mexicaine faisait intervenir essentiellement flûtes et tambours. L’époque coloniale, la présence espagnole et le christianisme importèrent de nouveaux instruments à corde (guitares, violons, harpes) et à vent, que s’approprièrent les populations locales, pour en jouer, mais aussi pour les fabriquer. Les formations mariachis étaient proches des orchestres de théâtre espagnols. Le style musical a toujours été associé au zapateado, danse très rythmée et vive issue du folklore andalou.

La tradition des Mariachis est à la fois un exutoire à la souffrance quotidienne et l’expression d’une joie de vivre, la seconde nature des mexicains. Les Mariachis jouent pour exalter leur appartenance à la communauté mexicaine, insouciante et rebelle… Ils chantent l’amour pour une femme désirée, la romance sous les fenêtres… Ils jouent aussi la mélancolie : les chants sont alors proches des sanglots et nous racontent la tristesse de l’homme trompé. Ces chants appelés “corridos, sont animés par la passion, le courage et la mort.

Si au XIXème siècle, les mariachis étaient des paysans, jouant d’hacienda en hacienda pour gagner quelques sous supplémentaires, à la Révolution ils continuèrent à se produire mais pour la cause révolutionnaire. Ils descendirent dans les rues, sur les avenues populaires pour porter ainsi les nouvelles.

Leur costume traditionnel : le Charro est un symbole d’élégance, celui d’un homme fier, libre et viril. Originaire de Jalisco, il fut porté systématiquement par les Mariachis après la Révolution en 1911. Un large chapeau majestueux, le sombrero, coiffe les hommes. Une lavallière, large nœud en forme de papillon, orne la chemise à manches longues et amples. Le costume est agrémenté de boutons argentés, les botonaduras, initialement fabriqués en or et argent. Les femmes portent généralement des fleurs ou un ruban dans leurs cheveux au lieu du chapeau.

Une légende raconte qu’au XIXème siècle, sous l’occupation française, l’un des convives assistant à un mariage dans une hacienda alla trouver les musiciens mexicains du village. Trouvant que la fête manquait d’ambiance, il recruta les musiciens en leur mimant un joueur de guitare, tout en criant “Mariage ! Mariage !”. Les villageois crurent que c’était le nom qu’on donnait en France aux musiciens, et en adoptèrent définitivement l’appellation. D’autres historiens pensent que le terme est antérieur à la présence française. Le mot pourrait avoir une étymologie venant des indiens. Au XVIe siècle, il aurait désigné une plate forme en bois, sorte d’estrade où l’on dansait et où jouaient les musiciens.