Au détour d’un square ou d’une place, le son d’un orgue de Barbarie attire le passant et l’objet lui-même, souvent décoré et original, est un spectacle.

L’organiste-tourneur interprète d’une voix puissante des chansons réalistes ou moderne et des airs anciens.

Considéré comme un instrument à vent, il se compose principalement d’un soufflet, de cartes perforées ou de rouleaux et d’une manivelle. Celle-ci est actionnée par le tourneur d’une façon régulière de manière à garder le tempo de l’oeuvre interprétée. Le procédé est mécanique et le plus souvent l’orgue de Barbarie est mobile. On peut retrouver ce système au centre des manèges carrousels de type « chevaux de bois ».

Un orgue mécanique de très grande taille que l’on retrouve dans des grands cafés ou des églises par exemple s’appelle un Limonaire. Il y en a aussi de petite taille que l’organiste ou le chanteur porte sur lui. L’orgue se fabrique souvent soi-même et se bricole artisanalement mais on peut trouver de rares facteurs d’orgues et facteurs de carton perforé en Belgique ou en France.

L’orgue de barbarie tiendrait son nom du mot « Berbère ». A une époque en Europe, on appelait la « Barbarie » la région du Maghreb habitée par les Berbères…

A Edimbourg (Ecosse) on utilise beaucoup les orgues de barbarie. Un trés grand festival a d’ailleurs lieu en été. En France, il n’est ré-utilisé que depuis une dizaine d’années et quelques festivals rassemblent des joueurs d’orgue venus de l’Europe entière.