Tout l’art du mime réside en son talent de se faire comprendre. C’est un mode d’expression qui exige un petit effort du public et offre ainsi une précieuse interactivité.
Autonome, statique ou en déambulation, sans technique lourde, dans un espace restreint le mime draine un public de tous âges dans une zone d’activité dédiée : animation commerciale, lancement de produit, inauguration, salons, portes ouvertes…
Par excellence un divertissement populaire, le mime est à la fois un acteur et une forme de théâtre dont les expressions principales sont l’attitude, le mouvement et la mimique. L’artiste interprète un morceau de vie sans paroles ou avec peu de mots, l’expression étant portée essentiellement par le langage du corps. Le public ressent les pensées intérieures de l’acteur sans l’aide du langage articulé.
Il existe des variantes avec des gestes d’automates que les acteurs reproduisent à merveille. L’attitude plastique du mime est presque statutaire et exprime un état d’âme. Le visage n’est plus qu’un masque tragique, comique, selon le cas. L’attitude dure un seul instant puis elle se libère dans le geste. Enfin, les gestes se terminent.
Le mime repose sur la pensée. Le terme grec de mimos a trois sens : Il désigne l’acteur qui produit une imitation, l’imitation elle-même et également un genre proche de la comédie dont l’invention est attribuée au poète Sophron de Syracuse qui concevait des sortes de farces intervenant à l’entracte d’une tragédie ou d’une comédie. Les acteurs s’y moquaient de personnes souvent illustres, en imitant un de leurs gestes, une attitude, un comportement, une expression.
Le Mime Marcel Marceau, en 1947, donne naissance au Mime avec son personnage, Pierrot lunaire à l’Å“il charbonneux et à la bouche déchirée d’un trait rouge : Bip. Aussi indissociable que Charlot pour Chaplin.
